La Raison 91, numro 75

Changement climatique  : le point de vue d’un adhrent
jeudi 9 avril 2020
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Climat : les ordinateurs ne font pas tout !

Le GIEC (groupe d’experts inter-gouvernemental sur l’évolution du climat) sous la tutelle de l’ONU est devenu la première institution mondiale à promouvoir la théorie selon laquelle l’activité humaine serait à elle seule responsable du réchauffement climatique.

Alors que selon la théorie des cycles du météorologue serbe Milutin Milankovitch (1879-1958) reprise et consolidée par le mathématicien et astronome belge André Berger en 1988, l’inclination de l’axe de rotation de la Terre jouerait aussi un rôle ; elle provoque les saisons mais en plus son inclination varie légèrement selon un cycle de 41 000 ans entre 21,5° et 24,5° avec une moyenne de 23,3° ce qui provoque des variations climatiques secondaire sur cette période, en particulier une augmentation de l’écart de température entre l’été et l’hiver lorsqu’elle est plus inclinée la Terre se comporte comme une toupie dont l’axe de rotation décrit lentement un cône correspondant à son inclination soit 2 fois 23°, ce dernier phénomène conduit à amplifier ou réduire les écarts entre l’été et l’hiver sans modifier la quantité totale de chaleur reçue par le
Soleil.(1)

Peut-on vraiment conclure de façon indiscutable à une tendance climatique à plus ou moins court ou moyen terme sur la base de mesures de températures ponctuelles et ô combien balbutiantes et parcellaires ? Les fourchettes de réchauffement annoncées pour la GIEC varient tellement d’un rapport à un autre et sont d’une telle ampleur que pour un esprit critique elles finissent par ne plus vouloir dire grand-chose, puisque si l’on considère ce que l’on peut déduire du climat dans le passé plus ou moins lointain, force est de constater que le climat n’a jamais été stable ; il a donc varié bien avant que l’homme puisse avoir une quelconque influence, sauf à penser que les premiers feux allumés au silex par les hommes préhistoriques pour cuire le produit de leur chasse ou pêche aient pu contribuer à l’effet de serre et être responsables des premiers maximas constatés. Il faut dire que tout est problématique dans cette histoire de réchauffement climatique. L’idée même que ce réchauffement puisse être global se pose à nombre de climatologues : en effet, comme nous l’avons vu, le climat est très variable dans le temps et dans l’espace ; ceci est dû aux énormes courants d’air et aux cellules de convexions (élévation localisée des températures en milieu urbain) qui parcourent notre planète ; rien n’est uniforme et tout cela varie dans le temps de manière difficile à prédire !

L’exemple de l’Antarctique est tout à fait typique :une partie fond actuellement mais l’autre s’épaissit ; la superficie de la glace antarctique a atteint un maximum record de 19,44 millions de km2, pour la première fois depuis le début des observations par satellites en 1979 a annoncé le centre national américain de la neige et de la glace (NSIDC), alors que l’Arctique a battu un record contraire en 2012 ; la surface de la banquise arctique a atteint un niveau historiquement bas : 3,41 millions de kms.

Que signifie alors une température moyenne sur ces continents ? À l’échelle de la Terre c’est encore pire, certaines parties se réchauffent (à cause des courants marins comme El Niño) tandis que d’autres refroidissent, par exemple en France où l’été 2019 a été remarquablement chaud - après ceux de 2017-2018 - avec deux pics de chaleur extrême fin juin et fin juillet ; des épisodes de ce genre sont cohérents dans un contexte de climat chaud alors que des régions de l’hémisphère nord n’ont pas connu d’été chaud au contraire ; par exemple la partie européenne de la Russie a connu un été pourri (fraîcheur et succession de passages pluvieux) ou encore le centre de l’Amérique du nord : le centre de l’est des États-Unis s’est peu réchauffé depuis plusieurs dizaines d’années. L’organisation météorologique mondiale (L’OMM) qui fournit chaque année une moyenne globale se contente de simples moyennes du type Nord + Sud qui ne signifient pas grand-chose ; on peut donc en déduire, sans passer pour des dénialistes, qu’il existe une superposition entre les tendances thermiques de long terme (réchauffement, refroidissement) et des séries de phénomènes météo de même nature dont la
répétition sur une échelle de temps plus courte est interprétée comme une évolution climatique, ce qui est loin d’être évident.

La chose se complique quand on sait que les tendances de long terme ne sont pas uniformes sur la planète ! La mesure des températures est problématique, certains pensent qu’elles sont ainsi faussées par un rapport aux mesures plus anciennes et donnent l’impression d’une hausse artificielle ; d’autres disent que ces effets sont négligeables !

D’autre part, les évolutions de température d’une année sur l’autre sont de l’ordre de quelques dixièmes de degrés (0,02° à 0,03°). Les physiciens savent très bien que la mesure exacte de la température est toujours une chose délicate mais mesurer des variations aussi faibles au millième de degré près comme les chiffres de l’organisation météorologique mondiale sur différents points de la surface du globe avec une fiabilité suffisante pour en faire une moyenne significative relève d’un pari très difficile sinon impossible.
Prétendre évaluer la température de la planète au millième ou au centième près relève de l’exploit… ou de la foi. Par contre, les mesures satellitaires se révèlent plus précises et plus fiables que les mesures terrestres, mais elles ont été longtemps rejetées par les partisans de l’effet de serre parce qu’elles indiquaient un réchauffement beaucoup plus faible voire pas de réchauffement de tout de la basse atmosphère. Il semble que des corrections aient été apportées depuis mais elles sont encore sujettes à caution.
L’évolution des connaissances sur le climat a entraîné un changement parallèle de la terminologie utilisée, le terme de départ « réchauffement de la planète » s’est lentement mu en « réchauffement global », puis de nos jours en « changement climatique », au fur et à mesure que les connaissances et les incertitudes s’accroissent. L’évolution future du climat de la planète n’a jamais été dans un sens aussi incertain, les influences humaines quelles que soient leurs responsabilités se superposent et se contredisent alors que les sources de variabilité non humaine sont parfaitement connues voire sciemment négligées.

De nombreux physiciens ont fait remarquer que le CO2 n’était nullement le seul candidat crédible pour expliquer les augmentations de température. Pouvaient être aussi en cause le Soleil, la radioactivité naturelle du centre de la Terre, le volcanisme, les nuages, le méthane, la vapeur d’eau etc…

Les climatologues peuvent aligner quelques dizaines de facteurs qui influencent le climat et chacun est grevé d’un coefficient d’incertitude plus ou moins grand. Ces fluctuations dont les résultats permettent de comprendre pourquoi ces modèles informatiques appliqués au 20ème siècle ou au siècle précédent dont on peut restituer les variations
climatiques sont inopérants, les modèles ne permettent pas de comprendre entre autre pourquoi, pendant une trentaine d’années au cours du 20ème siècle, la température s’est refroidie alors que le CO2 était en constante augmentation ; les modèles ne permettent pas non plus d’expliquer pourquoi le Moyen-Âge a connu deux siècles de températures particulièrement chaudes et que le 17ème siècle a connu pendant une longue période des étés froids qui ont causé la famine. La très grande variabilité des prédictions semble s’accorder surtout aux desiderata ou aux intérêts des groupes de pression à leur degré d’alarmisme.

Il n’est pas inutile de préciser que le GIEC est un groupe inter-gouvernemental c’est-à-dire avant tout une structure soumise aux forces politiques (ONU) ce qui a pour conséquence de remettre en cause la crédibilité de la science ; le mode de fonctionnement du GIEC consiste essentiellement à publier périodiquement un volumineux rapport qui est pratiquement remplacé par le résumé pour décideurs, lequel est complétement fabriqué.

En conclusion, l’on peut dire que les connaissances réelles sur un sujet aussi important sont si faibles qu’il faut une prétention démesurée pour esquisser autre chose que des pistes et des hypothèses qui restent à valider, non pas par des modélisations par ordinateurs mais par des faits scientifiques indiscutables, ce qui malheureusement n’est pas le cas.

Il s’agit là en fait de politique de pouvoir, de gouvernance mondiale, et d’argent, de beaucoup d’argent. Le climat devrait être géré comme n’importe quel champ scientifique sans qu’il soit besoin d’un organisme supranational pour dicter aux scientifiques les bons et les mauvais chemins à suivre.

Jean-Claude LOEW (retraité du CEA)

Saint-Michel-sur-Orge, le 26 février 2020

(1) Personne ne sait pourquoi l’axe terrestre est incliné à 23,5° probablement un coup de chance, certains astronomes pensent qu’il y a environ 5 milliards d’années quand la Terre était très jeune notre planète fut frappée pour une protoplanète (planète en cours de formation) de la taille de mars, cette collision créa la Lune et peut être fit pencher la Terre sur le côté. Si la Terre n’avait pas cette inclinaison nous ne connaîtrions pas les phénomènes de saisons.

Sources :

  • R. Raynal : Connaître, découvrir
  • Lettre académie des sciences n°21
  • Svensmark, Christensen : variations off cosmic 1997
  • Organisation mondiale météorologique “WMO” Global mean surface température
  • Istvan Marko : Climat quinze vérités qui dérangent
  • Pierre Lescaudron : Les changements terrestres et la collection anthropocosmique
  • Docteur Vélikovsky : Le grand bouleversement terrestre
  • CNRS : climat de la Terre, mouvements et inclinaison
  • Ciel des hommes n°2013 : carte du ciel
  • Planet Seed : énergie et réchauffement climatique
  • Centre national américain de la glace et de la neige (NSICD)

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