LA FEDERATION DE VENDEE DE LA LIBRE PENSEE PUBLIE

UN SUPPLEMENT AU N° 62 DE LA LIBRE PENSEE EN VENDEE
jeudi 19 mai 2011
par  Lp 85
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HOMMAGE AUX COMMUNARDS INTERNÉS À L’ÎLE D’YEU ET À NOIRMOUTIER ENTRE 1871 ET 1872

HOMMAGE AUX COMMUNARDS NÉS EN VENDÉE

Quelques extraits :

(…) 92 membres élus le 26 mars constituent ce « gouvernement » communal. 25 sont des ouvriers, 34 sont membres de l’Association Internationale des Travailleurs comme Eugène Varlin, ouvrier relieur. Certains sont connus comme Henri Rochefort, Charles Delescluze et Jules Vallès, journalistes, Gustave Courbet, artiste peintre, Jean-Baptiste Clément, chansonnier… D’autres sont totalement inconnus. C’est le cas de Jules Allix. Né à Fontenay-le-Comte le 9 septembre 1818 d’un père marchand quincailler, licencié en droit et professeur, il a pourtant un passé de « militant ». Il s’était présenté à l’Assemblée constituante en 1848 comme « communiste ». Banni en 1853, il côtoie Victor Hugo proscrit à Jersey. De retour en France, il passe pour un illuminé, inventeur plus ou moins fantasque mais également auteur de vrais projets pédagogiques et sociaux. Actif à Belleville en 1869 dans un Comité démocratique-socialiste, on le retrouve aussi durant le siège de Paris ; il organise des réunions de femmes où l’on rencontre quelques unes des futures Communardes comme André Léo (Léodile Béra) et Elisabeth Dmitriev. Il est élu membre du Conseil de la Commune, chef de la VIIIème légion et maire du VIIème arrondissement. (…) Voici quelques exemples de Communards d’origine vendéenne qui ont fréquenté ces lieux d’internement. Comme il s’agit de rendre hommage à ces obscurs que l’histoire a oubliés, on citera tous les renseignements que l’on a pu glaner sur eux et sur leur sort. (…) Jean Bardet, né le 13 février 1819 à Luçon, sellier-bourrelier, célibataire, engagé au 90 ème bataillon de la Garde nationale est arrêté le 28 mai. Il est incarcéré le 3 juin au fort Boyard, transféré le 19 septembre au fort des Saumonards et dirigé sur Versailles fin janvier 1872. Condamné à la déportation simple, il travailla comme bourrelier à la presqu’île Ducos en Nouvelle-Calédonie où il mourut le 18 août 1872.

(…) Pierre Budaille, né le 18 janvier 1836 à Saint-Nicolas de Brem, instituteur, veuf et père d’un enfant, était connu des milieux d’opposition à l’Empire puisqu’il était qualifié de « communiste » pour des propos tenus dans les clubs de Belleville en 1869. Il fut même condamné pour « complot contre la sûreté de l’Etat ». Contraint à s’exiler, il revint en décembre 1870, s’engagea dans les mobiles de la Vendée pour la campagne de la Loire. Malgré des positions confuses durant la Commune, il fut arrêté en juin et condamné un an plus tard à la déportation dans une enceinte fortifiée à la presqu’île Ducos.

(…) Dans l’arrondissement maritime de Cherbourg, ce sont encore 5 500 prévenus qui sont « accueillis », 13 000 à Brest et plus de 4000 dans l’arrondissement de Lorient dont dépendent le fort de Pierre Levée à l’île d’Yeu et le château de Noirmoutier. Bien que les registres d’écrou aient été perdus car les archives de l’arrondissement maritime de Lorient ont brûlé, on estime à près de 900 communards le nombre de détenus politiques- ils sont enregistrés sous cette dénomination- qui sont passés entre 1871 et 1872 dans ces deux derniers lieux de détention vendéens.

(…) La citadelle de l’île d’Yeu venait d’être construite sous le second Empire et c’est à partir de 1871 que le fort sert de caserne et de prison d’Etat. Le château médiéval de Noirmoutier dominé par son donjon de 20 mètres, avait déjà servi de prison durant la Révolution, il reçoit des Communards à partir de mai-juin 1871.

On peut se procurer ce supplément ( 1 €, 2€ avec les frais d’envoi), Renseignements libre-pensee.85@laposte.net


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