Sylvère CHRISTOPHE

dimanche 7 janvier 2018
par  lpOise
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Notre ami libre penseur Sylvère CHRISTOPHE est décédé ce 6 janvier 2018.

Il avait rejoint la Libre Pensée de l’Oise il y a dix ans et il participait depuis très activement à toutes ses manifestations.

Il était membre de son Conseil d’Administration et se portait volontaire dans la prise de responsabilités tant pour l’organisation des huit premiers colloques de Clermont, que pour la tenue du congrès national de la Libre Pensée à Creil en août 2015, alors qu’il se savait déjà malade. Il assumait toutes ces charges à la perfection et avec discrétion.

Son courage et sa persévérance étaient sans faille.

La Libre Pensée de l’Oise, mais aussi le Cercle Condorcet et la Ligue des Droits de l’Homme de Beauvais, ainsi que les nombreuses associations humanistes de défense et de respect de l’être humain dans lesquelles Sylvère intervenait efficacement, sont toutes en deuil.

Nous présentons à son amie Anne Marie, qui a veillé sur lui jusqu’au dernier moment, ainsi qu’à ses proches qu’il aimait beaucoup, nos plus vives condoléances et les assurons de notre soutien.

Ses obsèques auront lieu au crématorium de Beauvais, 58 rue de Tilloy vendredi 12 janvier à 14h30.

Un hommage lui sera rendu lors de la prochaine Assemblée Générale le 20 janvier prochain à Beauvais.


Les témoignages commencent à nous parvenir :

De François Aurigny :

Bonjour

Il est difficile aujourd’hui de penser que nous n’entendrons plus Sylvère. Passionné de lecture, homme de culture il a toujours pesé ses mots et m’impressionnait par la précision de ses interventions souvent discrètes. J’ai dans mes archives l’enregistrement d’une intervention qu’il fit à Soissons dans un colloque Darwin, lancé par la LFH et la Ligue de l’enseignent auquel la Libre pensée s’était associée, en décembre 2009.

La LDH m’avait demandé d’enregistrer les interventions et j’avais gardé la copie de celle de Sylvère

Cette intervention était assez pointue et traitait de théories dites "darwinisme social" qui ont contribué à faussé l’image de Charles Darwin . Le fichier est un peu lourd pour passer en messagerie. Je l’’apporterai à l’AG.

Vous pouvez l’écouter en cliquant sur ce lien Cliquez ici


de la part de Paul Cesbron :

"Sylvère est un vieil ami découvert en 1970 à l’occasion d’une lutte de l’équipe du "plissage de nuit" de l’usine Novacel de Beauvais. Nous avons milité ensemble politiquement durant dix ans, jusqu’à la fin des années 70. Puis, nous nous sommes retrouvés, je pense, dans le cadre des activités de la L.P.

Il était malade et s’en est exprimé, mais je n’avais plus de ses nouvelles depuis quelques temps. Francis, de la Ligue des Droits de l’Homme, rencontré ce matin à l’occasion d’une commémoration à Mortefontaine en Thelle d’un crime raciste de deux jeunes ayant eu lieu voila vingt ans, m’en a parlé.

Sylvère repose désormais en paix dans le cœur de ses amis.



Nous étions près de 200 aujourd’hui aux obsèques de Sylvère, famille, amis des différentes associations auxquelles Sylvère appartenait. Le cercueil était recouvert du drap de la Libre Pensée. Eric Denis a organisé la cérémonie civile durant laquelle se sont exprimés les membres de sa famille, les présidents de la Libre Pensée, de la LDH, et de la Ligue de l’Enseignement ou leurs représentants. La baguette de chef d’orchestre qu’il avait reçu en hommage à son amour de la musique, a été posée sur son cercueil par Christian.

Nous recevons de François Aurigny, qui a parlé pour la Libre Pensée de l’Oise cette information complémentaire ce soir :

Traits de Sylvère

Bonjour

Comme je l’ai dit à certains d’entre vous à Beauvais aujourd’hui, , notre ami Sylvère a laissé une partie de ses réflexions politiques sur un blog qu’il avait monté il y a plus de 10 ans et qui se présentait comme le site d’un candidat à l’élection présidentielle.

A ma connaissance, il avait gardé ce blog ouvert quelque temps pour présenter et vendre son livre de citations politiques qu’il venait de faire éditer quand il nous a rejoint. (http://csylvere.typepad.com/). Jl avait également réalisé un site extrêmement ambitieux de présentation des sorties de livres en France, sous le nom "autourdulivre", mais il n’y en a plus de traces, il me souvient qu’il s’était passionné pour les possibilités de faire connaître les livres par le biais de l’internet. et qu’il y passait ses nuits.

Le reste des pages personnelles a subsisté sur ce site, sans page d’accueil ni véritables liens pour les lire, et, manifestement, reliquat n’était plus destiné à être lu, Je ne me sens donc pas autorisé à faire connaître ses pages directement et ne crois pas qu’on ne puisse les faire connaître sans son autorisation, donc paix à ses réflexions. Mais la froideur des moteurs de recherche scrute toutes les pages dès qu(on les met en ligne une fois et les traces s’effacent difficilement..

Cependant je vous en extrais quelques paragraphes dans lesquels il se présente : cela redonnera un arrière-plan à son portrait, au moment où chacun, à sa manière, cherche à le graver dans sa mémoire.

[...] CS : A soixante ans (je suis entré dans l’âge de sagesse depuis onze ans déjà selon les anciens), j’ai le sentiment d’être au terme de ce que l’on pourrait appeler un parcours initiatique fait d’expériences nombreuses et variées, toutes plus enrichissantes les unes que les autres, de lectures passionnantes et alimentant une réflexion, une méditation de tous les instants, loin je crois des sentiers battus et toujours à l’écoute des autres, de la société.

Je suis né le 22 novembre 1945 à Oroër, petit village du Beauvaisis dans une famille modeste. Mon père était menuisier. Ma mère sachant à peine lire et écrire, s’employait depuis l’âge de dix ans dans les fermes des environs au lieu de fréquenter l’école communale.

Une enfance sans histoires qui ne m’a laissé que peu de souvenirs, exceptée la libération de mon oncle maternel, prisonnier depuis quatre ans du Viet Minh, libération intervenue grâce à l’armistice conclu par Pierre Mendès-France.

J’entendais parler pour la première fois d’un homme politique.

Bon élève, je suis admis en 1957 à entrer en sixième au lycée Félix Faure de Beauvais où je suis accueilli comme pensionnaire.

Comme la plupart de mes camarades, je passais mes vacances scolaires à aider ma mère aux travaux des champs ou mon père, qui entre temps s’était installé artisan menuisier.

Aux environs du 14 juillet, dans toutes les fermes de la région commençait la moisson, temps fort de l’activité agricole et je me souviens qu’à l’issue de ma première moisson (je devais avoir onze ou douze ans), après le repas qui en marquait traditionnellement la fin, la fermière me remit solennellement une enveloppe cachetée contenant un magnifique billet de cinq cents francs (c’était avant les nouveaux francs et le taux horaire tournait autour de cent cinquante francs !). Soit trois heures de salaire pour un mois de travail ! Première expérience de l’exploitation qui devait, je crois, me marquer à tout jamais.

Élève moyen, j’atteins sans trop de difficultés le niveau de la première partie du baccalauréat que je passe avec succès.

Dès cette époque, comme tout adolescent, je me posais bien entendu des questions sur l’avenir, la société, et bien des récrés, bien des études, le soir après la classe, se passaient en longues discussions passionnées au cours desquelles nous tentions de refaire le monde. Rien de bien original. J’ai conservé de cette période trois ou quatre carnets remplis d’invectives à l’encontre de tout ce qui représentait le pouvoir, l’autorité (les parents, les profs, les hommes politiques...) Classique !

[...]Le Général de Gaulle dominait alors la scène politique, de la tête et des épaules et il était bien entendu au centre de nos discussions. Naître à la politique sous un tel personnage n’est évidemment pas sans conséquences et avec le recul, force est de reconnaître l’influence considérable qu’il a exercée sur les adolescents que nous étions, influence faite d’attraction-répulsion en tous points comparable à une relation œdipienne. Mais cela a déjà été dit maintes fois.

[...] En ce qui concerne P.M.F, j’étais trop jeune. En 1954, j’avais neuf ans et je me souviens surtout des bols de lait chocolaté que grâce à lui nous buvions à l’école. Mais cet épisode lié à la vie familiale me l’a fait paraître sans doute plus sympathique lorsque, m’intéressant de plus près à la politique, j’ai découvert son action et surtout sa personnalité.

Quant au général de Gaulle, qui peut se vanter de ne pas avoir subi son influence, même si c’était à notre corps défendant ?

Influencé par le milieu familial, j’ai d’abord été un gaulliste convaincu. Il était le preux chevalier qui venait chasser une classe politique sclérosée, corrompue, sans imagination, s’adonnant avec délices au jeu stérile des partis, des combinaisons de couloir. Il redonnait sa dignité à notre pays et lui permettait de reprendre sa place dans le concert des Nations, traitant d’égal à égal avec les grands de ce monde. Ce sont là les clichés habituels mais ils étaient fortement ancrés je pense dans les milieux populaires. (En relisant ces lignes, je réalise à quel point les temps que nous vivons ont un « fumet » fin de quatrième république !)

Je ne crois pas aux hommes providentiels, mais je crois que les sociétés “sécrètent”, dans les moments difficiles, des hommes qui savent prendre les décisions qui s’imposent et mettre l’intérêt du pays au-dessus de leurs ambitions personnelles pour incarner l’intérêt supérieur de la Nation. Puis ces personnages reprennent leur autonomie, se laissant griser par le pouvoir et instaurant alors des régimes dictatoriaux. Ou bien, et ce fut le cas pour le général de Gaulle, se laissent évincer par la classe politique qui ne tarde pas à reprendre ses droits, ses prérogatives, dès que le danger est écarté, en l’occurrence, la guerre d’Algérie.

Petit à petit, j’ai pris mes distances. Pour résumer, je lui reprochais de trop se préoccuper de la grandeur de la France et pas suffisamment du sort des Français. Or, l’un ne peut aller sans l’autre.

Il demeure néanmoins l’homme qui a su redonner un peu de dignité au débat politique en mettant, provisoirement, un terme au jeu des partis. Et, sans rechercher le paradoxe à tout prix, je pense que la meilleure façon d’être fidèle sur ce point à la pensée du général de Gaulle, est d’être anti-gaulliste, dans la mesure où, même s’ils se parent du nom de mouvement, les gaullistes forment un parti traditionnel. Et le tour de passe-passe de Jacques Chirac qui avait démissionné de son poste de chef du mouvement avant la présidentielle de 1988 ne pouvait tromper que les plus crédules.

AGORA : À cette époque, avez-vous milité dans un parti ?

S.C. Les discussions entre nous étaient passionnées mais les lycéens, et qui plus est les pensionnaires, n’avaient aucun moyen d’expression. Les journaux étant d’ailleurs interdits dans les lycées. C’était avant mai 68.

AGORA : Pour reprendre le titre d’une ancienne émission de Ch. Ockrent, qu’avez-vous fait de vos vingt ans ?

S.C. Comme Paul Nizan, je ne suis pas sûr que ce soit le plus bel âge de la vie. Mais avant d’aborder cette période, je voudrais m’attarder quelques minutes encore sur mon adolescence.

Avec le recul, si j’analyse cette période qui est en fait une période clé pour tout individu et conditionne toute son existence, je dirais qu’une des conditions essentielles dans le choix d’un métier, qui reste la préoccupation majeure à cette époque de la vie, est, je crois, de pouvoir s’identifier à un personnage phare de votre entourage ou, à défaut, à une personnalité médiatique dont on admire le parcours, les réalisations. Or, je ne me suis jamais identifié à aucun de ces héros, pas plus dans ma vie personnelle que professionnelle.

En réalité, j’avais été séduit par l’idéal des humanistes de la Renaissance, à l’époque où l’on n’était pas encore tenus de se spécialiser et où il était toujours possible de se passionner pour la science, les lettres, les arts. Mais notre société avait besoin de spécialistes, de bons techniciens connaissant à fond un sujet, une matière. Notre développement personnel, nos aspirations, la société s’en moque !

“L’homme n’existe que pour la société et la société ne le forme que pour elle.” Même si l’on doit le déplorer, cette remarque de L. de Bonald est toujours pertinente.

Dès l’âge de quinze, seize ans, l’idée de me spécialiser, de choisir une voie me rebutait au plus haut point car qui dit choix dit nécessairement élimination alors que tant de sujets me passionnaient : de la biologie à la politique, de la sociologie à l’astronomie... Je n’ai jamais pu me résoudre à choisir l’une de ces disciplines. Et ce qui devait arriver arriva. Après avoir échoué à la seconde partie du bac parce qu’étant plutôt littéraire, j’ai voulu passer un bac math. Élém. afin d’avoir une formation complète, a commencé pour moi un parcours chaotique.

“À sa naissance, l’homme choisit l’une des trois voies de la vie, et il n’y en a pas d’autres : tu vas à droite et les loups te mangent, tu vas à gauche et c’est toi qui manges les loups, tu vas tout droit et tu te manges toi-même.” (A. Tchékhov, Platonov).

C’est à cette époque que s’est affirmé mon intérêt pour la politique. Mais j’avais de la politique une si haute idée que le spectacle donné par les partis en général, me répugnait, si bien que je m’en suis toujours tenu à l’écart. Nourrissant par ailleurs vis-à-vis des miens, de mon milieu d’origine, un très vif sentiment de solidarité, j’aurais eu l’impression de les abandonner à leur sort, de les trahir pour rejoindre ce qu’on appellera plus tard la « Nomenklatura ». La solidarité est d’ailleurs pour moi l’une des vertus cardinales et rien ne m’émeut plus que les témoignages de solidarité, alors que le spectacle des enfants qui meurent de faim, de maladie, ou sous les bombes a davantage le don de me mettre en colère.

Si pour tous ceux de ma génération, promotion sociale signifiait intégrer la bourgeoisie, les classes dirigeantes, et n’était que promotion individuelle, il ne pouvait être question pour moi que d’une promotion collective, de toute la classe laborieuse à laquelle j’appartenais. J’étais un peu dans la situation de ces joueurs de football qui ont quelque talent et qui préfèrent continuer à jouer avec leur équipe en Régionale et l’aider à monter en seconde division plutôt que d’aller faire carrière en Ligue 1. Mais je n’en blâme pas pour autant ceux qui ont fait l’autre choix. Je pense que cette fidélité à mes origines, à mon milieu, explique en grande partie mon attitude.

Lecteur à l’époque de Camus, de Sartre, d’Ellül (auteur trop méconnu), de Mounier dont le Personnalisme m’avait profondément marqué. (Selon le Larousse de la Philosophie :

« Le personnalisme pose au-dessus de toute nécessité d’État, de tout intérêt économique, de toute institution impersonnelle, la valeur fondamentale de la personne humaine. On voit que le personnalisme est une doctrine sociale dont le principe est celui même de la morale kantienne, à savoir le respect de la personne humaine ; il vise à sauvegarder ce respect, malgré les conditions de vie du monde moderne... Le personnalisme substitue une pensée engagée à une pensée spéculative, affirme le primat des problèmes sociaux et humains sur les problèmes métaphysiques. Il se distingue du marxisme dans la mesure où il affirme l’irréductibilité de la personne humaine à sa simple fonction dans l’État : il préserve ainsi les valeurs de l’intimité et la spécificité de la liberté individuelle. »

Je n’ai jamais adhéré à l’idéologie bourgeoise exclusivement fondée sur l’avoir et le paraître, militant pour une civilisation de l’Être : être heureux, être bien dans sa peau, être soi, être Homme, être humain, être en harmonie avec l’Univers...

On peut d’ailleurs déplorer que cet “art de vivre” bourgeois, uniquement tourné vers la consommation, la satisfaction des plaisirs matériels, la cupidité, l’appât du gain, ait déteint sur toutes les couches de la population.

Si, bien sûr, j’ai quelquefois envié mes anciens camarades de lycée. Ils sont profs, instituteurs, médecins, ingénieurs, techniciens, cadres, commerçants... Ils ont réussi ! Ils auront une retraite confortable.

En revanche, en choisissant une profession, ils ne sont déjà plus tout à fait les mêmes. Ils ont endossé le costume, chaussé les sabots, mis le masque du fonctionnaire fonctionnant, du cadre encadrant, du directeur dirigeant, du patron patronnant, de l’employé s’employant, entraînés comme des zombies dans le cercle infernal de la société producto-consummériste, vivant pour produire et consommer et non pas produisant et consommant pour vivre, bavant chaque soir devant les mirages des spots publicitaires de la télé... Alors que, sans vraiment le chercher, j’ai pu me préserver de cette sclérose, de cette fossilisation qu’implique nécessairement tout choix d’un métier, d’une profession qui vous oblige ensuite à adhérer à ses rites, ses valeurs, ses modes de pensée et vous impose son statut social, car tels des caméléons, les individus, par une sorte de mimétisme, adoptent les attitudes, les coutumes, l’idéologie du milieu dans lequel ils vivent.

Je ne suis donc le porte-parole ni le défenseur d’aucune caste, d’aucune classe, d’aucun lobby, d’aucun milieu socio-professionnel. Sorte d’Hibernatus, à plus de soixante ans, je vois encore le monde avec des yeux d’adolescent, l’expérience en plus.

AGORA : Pour tous ceux de votre génération, Mai 68 a représenté une étape importante. Comment avez-vous vécu ces événements ?

S.C. : Rentré de l’armée depuis février, je venais de me marier et d’être muté à Amiens par la banque qui m’employait. J’ai pu assister, au niveau modeste qu’était le mien, à la panique des possédants. Mais tout est très vite rentré dans l’ordre. Quelques mois plus tard, je quittais la banque pour vendre les encyclopédies « Tout l’Univers » en porte-à-porte.

Stéphane, mon premier fils est né, mais cela ne m’a pas vraiment stabilisé. J’avais du mal à trouver ma place dans cette société où les seuls rapports étaient des rapports dominants/dominés, exploiteurs/exploités. Il fallait bien pourtant assurer la subsistance de la famille, ce que j’ai réussi avec plus ou moins de bonheur, espérant bien un jour participer au débat politique pour y défendre mes propres conceptions.

Puis Olivier et Karine sont nés à leur tour, je devais bien alors me fixer.

Après avoir été libraire, puis disquaire, ani­mateur de vidéo‑club, photocompositeur, j’ai entrepris en 86 d’éditer un hebdo destiné aux lycéens. Au 3e numéro, j’ai dû interrompre la parution et déposer le bilan.

Tout au long de ce parcours chaotique, j’ai pu approfondir ma réflexion sans perdre de vue mon objectif de “refonder” la politique, cher­chant à tirer des leçons de toutes ces expérien­ces vécues.

“A un marinier qui n’a point de but, nul vent ne peut servir ; à qui en a un tout vent sert, et abrège le chemin, même le plus tempétueux et le plus contraire” (Duplessis‑Mornay s’adressant à Henri IV).

Comme la plupart des graines, les idées ne meurent pas. Elles passent par ce que les bota­nistes appellent un état de “dormance” et rejail­lissent, refleurissent lorsque les conditions rede­viennent favorables. On en voit même qui sou­lèvent des rubans d’asphalte, qui font éclater des blocs de béton parce que rien ne résiste à la vie.


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