Communiqué

à propos des "chartes de la laïcité"
mercredi 18 mars 2020
par  lpEssonne
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COMMUNIQUÉ DE LA FÉDÉRATION DE L’ESSONNE DE LA LIBRE PENSÉE

À propos des « chartes de la laïcité »

Après la charte Pécresse de la Région Île de France, le Conseil départemental de l’Essonne a adopté dans sa séance du 3 février une « charte des valeurs républicaines et de la laïcité » soumise à la signature des associations qui sollicitent des subventions publiques. Le Président de la République, lui-même, a récemment envisagé d’instituer une charte de la laïcité qui serait applicable au niveau national…

Pour la Libre Pensée rien ne justifie une interprétation départementale ou régionale de la laïcité sinon pour introduire localement des règles différentes, étrangères à la loi du 9 décembre 1905.

Il s’agirait pour le Conseil départemental, en plus d’instaurer des règles élémentaires de bonne conduite, d’étendre l’obligation de neutralité aux associations et à leurs usagers, qui n’est applicable légalement qu’aux services publics et leurs agents.

Comme l’indiquait la Fédération nationale de la Libre Pensée le 12 octobre 2017 : « Les lois sont nationales, s’appliquent selon les mêmes règles sur l’ensemble du territoire et assurent ainsi l’égalité entre tous. Derrière tout cela, outre la chasse ouverte aux musulmans, il y a clairement une volonté de faire imploser la laïcité institutionnelle en autant de laïcités à la carte. »

Dans ses attendus, le Conseil départemental se réfère à la loi de 1905 de séparation des Églises et de l’État, loi de liberté et de tolérance qui stipule dans son article 2 : « La République ne reconnaît, ne salarie, ni ne subventionne aucun culte ».

Pourtant, cela n’a pas empêché ce même Conseil départemental d’attribuer en 2018 une subvention de 454 523 € à une institution religieuse « la Communauté des Diaconesses de Reuilly » qui se définit elle-même « d’inspiration monastique enracinée dans les églises de la Réforme »

Pourtant, cela n’empêche pas le Conseil départemental de subvenir « légalement » au fonctionnement des collèges privés sous contrat qui sont confessionnels à plus de 80 %, certains sous la tutelle directe de l’Organisme de Gestion de l’Enseignement Catholique (4 895 493 € versés pour les 10 premiers mois de l’année 2018 !)

La laïcité ne devrait-elle pas être basée sur le principe républicain : « Fonds publics aux écoles publiques. Fonds privés aux écoles privées » ?

Dans les engagements mutuels à respecter, la charte départementale indique, entre autres : « Refuser toutes formes de prosélytisme religieux ». Le prosélytisme religieux ? C’est pourtant ce que font ces collèges privés confessionnels qui dispensent des cours obligatoires de religion comme à l’école Notre-Dame de Sion à Évry ou ont un projet d’animation pastoral qui a « pour mission d’annoncer et de faire vivre l’Évangile de Jésus-Christ » comme à Notre-Dame de Draveil.

En matière de laïcité, le Conseil départemental serait bien inspiré :
-  en veillant à ce qu’aucun conseiller départemental ne participe es-qualité à des cérémonies religieuses
-  en intervenant auprès des autorités de l’Éducation nationale (Rectorat, Direction académique) pour que soit retirée du site internet du collège de Limours toute propagande pour l’aumônerie catholique

Pour toutes ces raisons, la Fédération départementale de la Libre Pensée considère nulle et non avenue la charte essonnienne de la laïcité et demande que soit respectée la loi de paix civile de 1905 qui garantit la liberté de conscience de tous les citoyens.


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