La Raison 91, Numéro 77 : Climat, réponse de Jean-Claude LOEW

lundi 21 décembre 2020
par  lpEssonne
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Suite aux contributions très intéressantes concernant mon article d’avril 2020 sur le climat, je vais tenter de répondre aux questions qui me sont posées sans avoir évidemment la prétention de détenir la vérité.

En ce qui concerne le GIEC (groupe d’experts inter-gouvernemental sur l’évolution du climat) je partage les remarques de Michel Mayen, rappelons-nous que cette organisation fut créée en 1988 à la demande du G7 (G21 aujourd’hui) avec un mandat bien spécifique de l’ONU : « prouver l’origine anthropique du réchauffement climatique », dans ce contexte le GIEC et ses appendices WWF (fonds mondial pour la vie sauvage) GREENPEACE (paix verte) etc. avec l’aide de scientifiques convertis à la religion verte influencent les décideurs politiques en matière énergétique afin de perpétuer une réglementation coercitive faite de taxes diverses qui touchent surtout les ménages les plus pauvres.

Le GIEC affirme : « que les énergies renouvelables en 2050 seront aux ¾ d’origine éolienne ou solaire » (rapport spécial publié en 2014 à Abu Dhabi). Sauf que le solaire et l’éolien sont une fausse solution face à des besoins permanents, ils peuvent être intéressants pour alimenter les lieux isolés dans les régions venteuses pour l’une, à fort ensoleillement pour l’autre, et pour des productions relativement faibles. L’éolien et le photovoltaïque permettent seulement quand il y a du vent et du soleil d’arrêter des centrales et d’économiser du fuel et de l’uranium, s’ils font merveille dans un habitat à faible densité de population et peu demandeur en puissance leur potentiel diffus est incompatible avec la concentration d’une demande urbaine et industrielle. L’éolien fonctionne en moyenne 21% du temps et le solaire 13% et l’on ne sait pas stocker économiquement leur électricité, à l’heure actuelle on est loin de pouvoir stocker ne serait-ce qu’une petite fraction des dix TWH (1 TWH égal 1 milliard de KWH) que la France consomme en une semaine. Pour stocker 2 jours de cette consommation, avec une technologie performante lithium-ion, il ne faudrait pas moins de 12 millions de tonnes de batteries utilisant 360 000 tonnes de lithium, sachant que 40 000 tonnes de ce métal sont extraites dans le monde chaque année. (Extrait de l’académie de technologie au débat public sur la programmation pluriannuelle de l’énergie juin 2018) ces chiffres rendent illusoires les prévisions du GIEC pour 2050.

En ce qui concerne la théorie selon laquelle l’activité humaine serait à elle seule responsable du réchauffement climatique, il est vrai qu’à une certaine époque, le GIEC était plus nuancé comme le souligne André Daudet. Il n’en demeure pas moins que dans son rapport de 2013 le GIEC affirme : « qu’il est extrêmement probable que l’influence de l’homme est la cause principale du réchauffement climatique ». Dans le même rapport, le GIEC précise : « que la responsabilité de l’homme dans le réchauffement climatique est supérieure à 95% » on peut donc raisonnablement en déduire que pour le GIEC l’homme est responsable de la cause principale du réchauffement climatique.

Le GIEC est donc bien porteur de la théorie selon laquelle l’activité humaine est la seule responsable du réchauffement climatique, d’ailleurs n’est-ce pas là le but principal du mandat qui lui a été confié ? Ses statuts sont sans ambiguïté : « évaluer les informations d’ordre scientifiques, techniques et sociaux-économiques qui nous sont nécessaires pour mieux comprendre les risques liés au réchauffement d’origine humaine, cerner plus précisément les conséquences possibles de ce changement et envisager d’éventuelles stratégies d’adaptation et d’atténuation, il n’a pas pour mandat d’entreprendre des travaux de recherches ni de suivre l’évolution des variables climatologiques ou d’autres paramètres pertinents ».

Ce qui signifie que toutes recherches n’étudiant pas les risques d’origine humaine n’ont pas lieu d’être étudiées par le GIEC car cela ne figure pas dans ses statuts ! Les recherches concernant le rôle du soleil, des océans, des rayonnements cosmiques, des nuages, de la vapeur d’eau etc. ne sont pas prises en compte.

À partir d’un tel mandat toutes les aberrations sont possibles, il suffit d’imaginer les rapports d’une commission qui aurait comme tâche officielle de prouver l’existence du yéti ou des soucoupes volantes. La dérive dictatoriale et religieuse du GIEC empêche tout débat scientifique contradictoire. Contrairement à ce qu’il affirme il n’existe aucun consensus scientifique sur la réalité d’un réchauffement climatique dont l’homme serait l’unique responsable ; nombre d’éminents spécialistes du climat ont exprimé leur désaccord quant aux méthodes de travail du GIEC.

Roger Cohen, docteur en physique du climat, ex-membre du GIEC : « j’étais renversé de voir comment fragiles étaient leurs conclusions, j’étais aussi renversé par l’arrogance des manœuvres qui visaient à clore le débat, les fabrications de toute pièce, la défense idiote de science de pacotille et la politisation des procédures du GIEC et du processus scientifique lui-même. »

Professeur Hans Von Storch, climatologue allemand des plus renommés, membre du GIEC : « aucun des modèles du GIEC n’a pu prévoir la pause observée dans le réchauffement climatique durant les 17 dernières années, même dans un intervalle de 2 degrés ce qui signifie que les modèles sont faux à 98%. »

Richard Lindzen, physicien professeur de météorologie, un des plus éminents climatologues mondiaux, ancien membre du GIEC : « tous ces facteurs sont aggravés par le besoin de financement public, lorsqu’un sujet devient un élément crucial d’un programme politique comme c’est le cas pour le climat, les positions qui conviennent aux politiques deviennent un but à atteindre et non le résultat de recherches scientifiques. »

Yury Izael, directeur de l’institut de l’écologie et du climat du globe de l’académie des sciences russes, ancien vice-président du GIEC : « le réchauffement global actuel ressemble à celui qui s’est produit pendant les années 1940, quand les navires pouvaient facilement naviguer à travers l’arctique alors qu’à cette époque l’impact de l’activité humaine était bien moins important qu’il ne l’est à présent, le lien entre l’activité humaine et réchauffement global n’est pas prouvé. »

Ceci n’est qu’un échantillon des scientifiques en désaccord avec le GIEC.

En science, la vérité scientifique d’une théorie ne se mesure pas forcément au consensus. Exemple : Alfred Wegener (astronome et climatologue allemand 1880-1930), sa théorie n’a été reconnue par l’unanimité de la communauté scientifique quarante ans après sa mort lorsque les mécanismes de la tectonique des plaques sont devenus évidents. Galilée, Copernic, Darwin n’allaient-ils pas à contre- courant du consensus scientifique de l’époque ?

En ce qui concerne les balises Argo (du nom du bateau des Argonautes mené par Jason à la recherche de la toison d’or) elles sont bien intégrées dans ma réflexion dès lors où je fais référence aux mesures satellitaires, sachant que ce sont les sondes Argo qui envoient leurs données vers un satellite qui les relaient à un des 11 centres de collectes de ces données dans le monde (Brest pour la France), le résultats de ces données sont vitales pour les océanographes étudiant l’évolution des plus grandes étendues d’eau de mer essentielles pour la compréhension du climat.

En ce qui concerne le temps de résidence de la vapeur d’eau (H20) et du CO2 dans l’atmosphère les choses ne sont pas si simples, le CO2 et la vapeur d’eau sont naturels, ils étaient présents dans l’atmosphère avant l’apparition de l’homme, ce sont les 2 principaux gaz à effet de serre avec les nuages. La vapeur d’eau contenue dans l’atmosphère provient de l’évaporation des océans, des lacs, des rivières etc., on ne connaît pas bien la quantité de vapeur d’eau dans l’atmosphère, elle change en permanence par les cycles d’évaporation et de précipitation, le temps moyen de résidence dans l’atmosphère est d’environ 10 jours. Un cycle remplaçant un autre, on pourrait en déduire que la vapeur d’eau est présente en permanence dans l’atmosphère, ceci n’est qu’une hypothèse. Pour certains scientifiques, la vapeur d’eau présente naturellement dans l’atmosphère serait au cœur d’un phénomène de rétroaction pouvant amplifier la hausse de la température.

En ce qui concerne le vilain CO2, responsable de tous les maux de la planète, contrairement à ce qu’affirment nos alarmistes patentés, le CO2 n’est pas un poison, mais l’une des molécules les plus importantes de la vie. Sans CO2, pas de plantes, pas d’herbivores ni carnivores ni… d’humains, l’effet de serre avant qu’il ne se transforme en fléau dans notre inconscient collectif est absolument vital pour la vie sur la planète.

Dans l’état actuel des connaissances, encore une fois, rien ne prouve irrémédiablement que l’augmentation de la température atmosphérique n’est liée qu’à celle du CO2 résultant des activités humaines. La diabolisation du CO2 n’est qu’une duperie visant à cacher l’appétit féroce des grandes banques et multinationales qui ont investi dans le renouvelable et l’économie verte des sommes faramineuses et qui voudraient récolter les plantureux dividendes qui leur ont été annoncés.

Tout n’est pas blanc ou noir, si l’homme peut parfois avoir un impact négatif sur l’environnement, il peut aussi être garant de sa biodiversité et de sa sauvegarde.

Pour conclure, cette citation de Voltaire : « lorsqu’une question soulève des opinions violemment contradictoires, on peut s’assurer qu’elle appartient au domaine de la croyance et non à celui de la connaissance ».


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