A LISIEUX, L’ASSOCIATION "FAMILLE DONUM DEI" SOUPCONNEE D’AVOIR EXPLOITE DES TRAVAILLEUSES MISSIONNAIRES SANS PAPIERS

950 000 euros saisis et 8 plaintes comptabilisées à ce jour sur divers sites où oeuvrait l’association (en France et à l’étranger)
lundi 24 septembre 2018
par  LP 14
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Selon notre source, Ouest France, « des jeunes femmes, pour la plupart arrivées très jeunes, étaient recrutées en Afrique et en Asie en leur faisant miroiter un emploi et une formation spirituelle » En réalité, elles travaillaient aux cuisines et aux services de restauration bien au-delà des horaires légaux, parfois jusqu’à l’épuisement, et n’avaient guère de temps à consacrer à la prière. Au sanctuaire de Lisieux, elles assuraient « leur apostolat d’accueil des pèlerins » selon le Père Ruffray, recteur du Sanctuaire de Lisieux. La Mivilitude (Mission Interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires) a comptabilisé 8 plaintes, dont une pour « exploitation d’une personne réduite en esclavage »

En 2015 l’Inspection du Travail avait alerté le Parquet d’Epinal, à la suite d’un contrôle sur Domrémy (Vosges) Plusieurs enquêtes préliminaires ont été ouvertes à Lisieux, Marseille, Ars sur Roman (Ain) pour travail illégal.

La justice estime que les arriérés de rémunération et cotisations auprès des organismes sociaux seront énormes. Les 950 0000 euros saisis ne seront peut-être pas suffisants….. (Selon le journal Ouest France, les travailleuses missionnaires ont travaillé 21 ans à Lisieux)

Pour justifier les entorses au droit du travail, l’association Donum Dei avait revendiqué le statut de communauté religieuse qui lui permettait de se référer au droit canonique. Le procureur de la République d’Epinal n’a pas retenu ce percutant argument qui lui aurait permis d’ignorer le Code du Travail : cette association n’est pas un ordre religieux.

Nous vous invitons à vous reporter sur le journal numérique Ouest France des 4 janvier 2017 et 13 août 2018 en recherchant « les travailleuses missionnaires ». Le journal La Croix du 13 août 2018 apporte également d’autres développements très intéressants ainsi que des témoignages de ces « vierges chrétiennes » qui souhaitaient peut-être le rester, mais pas dans ces conditions.

Bien que les dossiers d’instruction aient été regroupés à Epinal, nous espérons que le grand quotidien de l’Ouest continuera d’informer ses lecteurs de la suite de cette affaire (pas) très catholique.

En attendant, les lieux d’accueil des pélerins de Lisieux fonctionnent avec d’autres servantes, mais des religieuses cette fois : « L’institut des Servantes de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus » . Beaucoup de travail pour elles, puisqu’elles doivent désormais gérer en plus le Foyer Saint Louis et Zélie Martin, deux thaumaturges également parents de Thérèse Martin. Quant à l’Inspection du Travail, non férue en Droit Canon, elle devra rester à la porte de ces saints lieux….


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