Le musée DUPUYTREN est en danger

Les musées sont sous le coup de la mercantilisation du patrimoine : exemple du Musée du
dimanche 7 février 2016
par  lpOise
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Notre patrimoine national est en danger.

Sous couvert de "coopération", les oeuvres d’art et les pièces de collection font de plus en plus souvent l’objet de transactions financières.

Même les pays "en paix" comme le nôtre sont le cadre de manipulations du patrimoine commun à des fins mercantiles.

Un musée est actuellement en difficulté et menacé de fermeture pour permettre l’installation, à sa place, de bureaux !

C’est une collection rare qui est utile à tout étudiant en médecine.

Il faut sauver ce musée. Le faire connaître. Une pétition est lancée.

Un article qui décrit la situation actuelle

Trouvée sur le site de l’UPMC, cette présentation du musée :

"Situé aux Cordeliers, le musée Dupuytren existe depuis 1835 et traite d’un sujet peu commun : les pathologies anatomiques. Squelettes, moulages de cire et autres organes conservés dans des bocaux montrent ces malformations du corps que l’on considéra pendant longtemps comme des « monstruosités » et qui ne laissent pas indifférent.

Fondé en 1835 grâce à un leg de Guillaume Dupuytren (1777-1835), professeur de médecine opératoire à la faculté de médecine de Paris, le musée fut d’abord installé dans le réfectoire du couvent des Cordeliers et y resta un siècle. En 1935, en raison du délabrement du bâtiment, il fut évacué vers les caves de la faculté, où il resta, non sans avoir subir d’importants dégâts, jusqu’en 1967, date à laquelle il fut réinstallé dans les locaux actuels.

Actuellement le musée réunit environ 6000 objets : cires, pièces osseuses et pièces conservées en bocal, ainsi que photos, peintures, gravures et dessins, et quelques instruments pour la pratique de l’anatomie pathologique. Les plus anciennes cires datent de la fin du XVIIIe siècle et sont des vestiges des collections du Collège royal de chirurgie.

Il y a plusieurs milliers de pièces osseuses, allant du squelette complet aux crânes ou aux fragments osseux ou ostéo-articulaires. Elles présentent des lésions qui sont devenues fort rares en Occident mais qui sont malheureusement courantes dans de nombreux pays en voie de développement.

La troisième catégorie d’objets du musée est une grande série de bocaux contenant des pièces immergées dans un fixateur spécial dont les anciens laborantins du musée avaient le secret. Certaines d’entre elles ont une valeur historique unique. C’est le cas du cerveau du patient qui permit à Paul Broca (1824-1880) de décrire les lésions de l’aphasie et d’élaborer la doctrine des localisations cérébrales.

La fondation Dejerine, instituée par le legs de Jules Dejerine (1849-1917), professeur de neurologie à la faculté de médecine de Paris, rassemble sa bibliothèque, ses microscopes et ses instruments, ainsi que les préparations histologiques et les photographies cliniques et neuropathologiques à partir desquelles il élabora sa « séméiologie du système nerveux ». La plupart de ces travaux furent menés à bien avec la collaboration de son épouse, née Augusta Klumpke, qui fut la première femme interne des hôpitaux.

Contact : Patrick Conan - téléphone : 01 44 27 45 45

Horaires d’ouverture : du lundi au vendredi, de 14h à 17h (fermeture du 08 février au 17 février 2016 inclus)

Plein tarif : 5 euros

Tarif réduit : 3 euros (étudiants, enseignants)

Accès gratuit pour les étudiants et les membres du personnel UPMC, les demandeurs d’emploi et les personnes handicapées - sur présentation d’un justificatif.

Adresse : Centre des Cordeliers 15 rue de l’Ecole de médecine 75006 Paris Accès : métro lignes 4 et 10, arrêt Odéon - bus lignes 63, 86 et 87"



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