A OLONNE-SUR-MER en Vendée

lundi 12 novembre 2012
par  Lp 85
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Après une rencontre - débat jeudi 8 novembre, où est adoptée une adresse au premier ministre, le rassemblement adopte un message au président de la République Monsieur le Président de la République,

La Justice est-ce pour maintenant  ?

Vous en avez le pouvoir  : Réhabilitez collectivement les Fusillés pour l’exemple  !

Extraits de l’intervention au monument

Citoyennes, Citoyens, Cher(e)s ami(e)s, cher(e)s camarades.

Merci à toutes et à tous de participer à ce rassemblement d’Olonne-sur-mer pour la réhabilitation complète de tous les Fusillés pour l’exemple de la Grande guerre.

A la fin de l’intervention, je vous proposerai d’adopter une adresse au président de la République, comme nous l’avons fait jeudi à destination du premier ministre. J’interviens au nom du Mouvement de la Paix 85, de la section des Sables de la Ligue des Droits de l’Homme et du citoyen et du Mouvement pour une alternative non violente de Vendée (MAN-Vendée) et de la fédération de Vendée de la Libre Pensée que je préside. Aujourd’hui, ce sont en France plus de 60 rassemblements, avec la Libre Pensée, l’ARAC, la LdH, l’Union Pacifiste, le Mouvement de la Paix, et d’autres qui exigent cette réhabilitation.

Nous avons choisi de nous rassembler devant ce monument qui présente un caractère pacifique, et non belliciste. Alors qu’un monument est projeté, les frères Martel, sollicités, ont souhaité donner ce caractère, ainsi qu’à d’autres monuments tels celui de La Roche où nous nous sommes réunis l’an dernier, ou de Saint-Gilles-Croix-de-Vie. C’est ce que l’on peut savoir d’après le discours prononcé lors de son inauguration le 23 juillet 1922 par le Docteur Baudouin : « ils se sont refusés à glorifier la guerre passée, eux, anciens poilus, par l’image de la bataille, par un soldat en armes ! Comme ils souhaitaient un monument bien personnel, et tout à fait local, c’est alors que je leur ai suggéré, pour tout ce qu’ils pourraient tenter en Vendée, l’idée d’une scène de Paix, avec l’emploi du costume actuel du pays ». Le maire de l’époque, Valère Mathé (1869-1946), présente ainsi le sujet : « une olonnaise, veuve de guerre ou mère ayant perdu un fils sur les champs de bataille ; en costume de deuil du pays : coiffe ancienne, jupe et châle noirs, dans l’attitude du recueillement » . Mme Lambert dite la mère Suzanne servit de modèle.

Certes, il ne s’agit pas d’un monument pacifiste tel que ceux de Gentioux ( Creuse) « maudite soit la guerre », inscription vers laquelle un orphelin tend son poing, ou Equeurdreveille dans la Manche ou Saint-Martin d’Estréaux dans la Loire : « Maudites soient les guerres et leurs auteurs ». D’autres communes avaient fait ce choix d’une inscription pacifiste, telle la commune de Tarnos dans les Landes . Sur les quatre faces du socle du monument on pouvait lire :

« Mères de famille, que l’avenir, dans la paix, vous réserve plus de gaîté.

L’humanité n’a qu’un chemin, la paix.

Les guerres n’ont jamais été que la misère des peuples : Souvenez-vous !

A ceux qui sont morts, croyant défendre les plus belles vertus de la race humaine. »

Et sur le fût de la pyramide : « la population de Tarnos à ses 89 regrettés de la Grande Guerre ».

Ces inscriptions étaient insupportables pour certains. Le préfet les a fait retirer en 1923

Ici, nous n’en sommes pas très éloignés, les frères Martel à l’inscription proposée à l’origine ont préféré celle-ci : « Hommage à nos morts 148 Olonnais sont tombés pendant la guerre ».

Nous nous sommes rassemblés pour la réhabilitation de tous les « fusillés pour l’exemple de cette guerre, qui reste dans les mémoires par l’horreur de ce qu’elle fut ». Rappelons de quoi il s’agit.

(...)

Permettez moi de citer un exemple de ces conditions imposées aux hommes envoyés au front. A Husseren-Wesserling, petite ville du Haut-Rhin, les régiments étaient regroupés pour partir sur le front des crêtes vosgiennes. Dont le piton de l’Hartmannwillerskopf (le vieil Armand) qui au cours de cette guerre a vu 8000 morts de chaque côté, et a changé 8 fois de « propriétaire » ! Et dans ces conditions on n’aurait pas le droit d’avoir peur ? De ne plus pouvoir retourner au front ? Dans le cimetière de cette commune sont neuf croix de ces victimes dont celle d’Alexandre Martineau de Mouilleron-le-captif. Et il faut dire que le général Serret, chef de la 66 ème division n’avait aucun sentiment de grâce à l’égard de ces hommes. Lui qui disait en mai 1915 : « la foi implique l’apostolat et le martyre. Peu importe que la guerre dure encore un an ou plus, qu’il y ait des milliers de tués, moi ou d’autres. En face de la victoire finale, est-ce que cela compte ? » et encore à propos du sacrifice : « on appelle tout simplement cela le devoir, et on méprise ceux qui ne le font pas ». Ce même Marcel Serret et je reprends encore un article du journal l’Alsace de Mulhouse du 10 novembre 2009 est décrit comme grand croyant : « j’espère que Dieu ne me fera pas le chagrin de rester loin de cette guerre que j’attends depuis le début de ma carrière ». Peut-être grand croyant, mais n’hésitant pas à menacer ses hommes de son revolver pour monter au front. Précisons que les archives de cette 66ème division ont disparu par fait de guerre. (...)

Pour l’intervention complète consulter le fichier joint

NB le nombre de morts au Vieil Armand serait en fait de 30000 au total selon le journal Vosges-Matin du 6 novembre 2009 du début 1915 au début de 1916

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