LA CONFÉRENCE DE FRANÇOISE MORVAN EN RÉSUMÉ

dimanche 14 octobre 2012
par  Libre Pensée 22
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« Donner l’information, n’est pas seulement une liberté, c’est aussi un devoir ! » (un anonyme)

COMPTE-RENDU DE LA CONFÉRENCE « MILICIENS CONTRE MAQUISARDS ou la Résistance trahie », PAR FRANÇOISE MORVAN (auteur de l’essai du même titre) 1

Le samedi 15 septembre à Saint-Brieuc, s’est passé un événement d’autant plus important pour la démocratie en Bretagne que sa couverture médiatique (Ouest-France, Le Télégramme, FR3) en a été volontairement absente, preuve, s’il en était, que décidemment, en ce début de XXIe siècle, les médias ne sont intéressés que par leur seule vision du monde, et encore, de sa frange spectaculaire – celle qui attire l’œil ou l’attention, bref, celle qui fait vendre, spectaculaire-marchande ! Nos deux journaux régionaux et « FR-tri » avaient évidemment choisi de couvrir la bataille de l’école privée Diwan contre l’école publique de Louannec (une septième classe ne pouvant y être ouverte en raison du refus de Diwan de quitter les locaux). Les militants nationalistes qui menaçaient de perturber la conférence2 s’étant massivement rendus à Louannec pour une « manif monstre » (qui, en fait, n’a pas rassemblé 600 personnes), la conférence, ouverte à tous, a pu se dérouler dans le calme. C’était, deux ans après parution, et alors qu’un troisième tirage du livre est en préparation, la deuxième rencontre autour de ce livre qui ait pu avoir lieu en Bretagne.

D’UNE RECHERCHE SUR QUELQUES MILICIENS ... À LA DÉCOUVERTE DE L’HYDRE DE LERNE « MADE IN BREIZH … ATAO » !

Venons-en à ce qui s’est passé ce 15 septembre, dans la petite salle de Robien : Françoise Morvan est un écrivain reconnu mais pas que cela : en fait une camarade, une amie, quelqu’un qui cherche à comprendre et ne se contente pas d’affirmations sans preuves. Elle a retracé devant une assistance de plus d’une centaine de participants son travail de recherche. Apparemment, il s’agissait d’un travail d’érudition locale : le récit d’une rafle en Centre-Bretagne — mais, poursuivant sa recherche, elle l’a élargie jusqu’à envisager l’histoire de la Résistance dans toute la région, puis la mise en place en Bretagne de réseaux autonomistes liés aux réseaux ethnistes européens.

Elle raconte donc la rafle (« petite », dit-elle, comparée à celles ayant eu lieu 2 mois plus tôt) du 11 juillet 1944 qui a suivi la vraisemblable trahison des maquis entre Rostrenen et Saint-Nicolas-du-Pélem, dont celui où son père et son oncle se trouvaient pour attendre un parachutage. Au terme de cette rafle, le jeune instituteur et capitaine de l’équipe de foot de Rostrenen, Albert Torquéau, un ami de son père, est enfermé avec d’autres jeunes gens dans une cave à Bourbriac. Sept corps sauvagement torturés seront retrouvés à Garzonval, près de Plougonver le 16 juillet. Si Françoise Morvan s’est penchée sur cette histoire, c’est qu’un éditeur lui a demandé de rédiger une préface au livre de Guillaume Le Bris, un résistant qui fut enfermé dans cette cave et, explique-t-il, libéré par erreur en même temps qu’un autre prisonnier. Rapidement, elle se rend compte que le livre de Guillaume Le Bris, Echos d’outre-tombe – comporte des zones d’ombre, des contradictions, des suppressions et modifications d’une édition à l’autre de son livre (édité à compte d’auteur mais grand succès local dès 1948). Surtout, elle rencontre l’autre prisonnier libéré par erreur, un menuisier de Saint-Nicolas-du-Pélem, Marcel Menou, qui lui explique que Guillaume Le Bris n’était pas prisonnier comme les autres mais venait dormir le soir. L’éditeur lui ayant expliqué qu’elle avait le droit d’exposer ses doutes, sans porter de jugement sur Guillaume Le Bris, dont le témoignage était, de toute façon, un document exceptionnel, Françoise Morvan décide d’aller vérifier aux archives les informations données par Guillaume Le Bris. Il s’agit notamment de vérifier une information capitale : Guillaume Le Bris fait état (et avec une grande précision) de la présence de miliciens bretons du Bezen Perrot aux côté des SS. Or, la présence de ces miliciens a systématiquement été occultée par les historiens, qu’il s’agisse d’universitaires comme Christian Bougeard ou d’historiens autonomistes comme Hervé Le Boterff ou Kristian Hamon, auteur d’un essai de référence sur le Bezen Perrot (une milice sous uniforme SS créée en décembre 1943 après l’exécution par la Résistance de l’abbé Perrot, prête nationaliste).

Ayant obtenu une dérogation pour travailler aux archives départementales d’Ille-et-Vilaine où sont rassemblé les dossiers des procès de la Libération, elle commence par ouvrir le dossier d’un professeur du département de Celtique de l’université de Rennes, Christian Guyonvarc’h qui, arrêté lors de la fuite du Bezen vers l’Allemagne, donne la liste de ses camarades : ainsi ne lui reste-t-il plus qu’à entrer ces noms en base de données puis compléter cette liste, dossier après dossier, et la confronter aux listes trouvées à la Libération. Jusqu’alors les historiens ont dissimulé les noms de ces miliciens, ne donnant que des pseudonymes. Dès lors qu’elle donne les noms des maquisards, elle décide de donner les noms des miliciens. Très vite, elle comprend que cette recherche ne va pas consister en une simple préface mais en une enquête donnant la parole aux protagonistes : maquisards à l’origine de la rafle, miliciens participant à la rafle puis aux tortures et à l’assassinat des prisonniers (car, il n’y a aucun doute possible, le Bezen était bien à Bourbriac), gendarmes pétainistes, parachutistes venus organiser le maquis et paysans, instituteurs, secrétaires de mairies… De cette enquête passionnante, elle se contente de suivre pour son auditoire un seul fil, celui des miliciens.

Deux groupes principaux de miliciens sont à Bourbriac, ceux de la Selbschutzpolizei (SSP), formée par l’autonomiste Bickler pour traquer la Résistance, et le Bezen. Pour les identifier, elle est obligée de comprendre l’organisation du Bezen Perrot. Elle quitte alors le domaine de l’histoire locale pour passer au niveau de l’histoire régionale. Non, cette milice n’est pas un petit groupe de « porte-flingues » comme le dit Kristian Hamon. Les miliciens sont la part extrême d’une mouvance de longue date constituée en réseau et qui, depuis la fondation de Breiz Atao après la Première Guerre mondiale, n’a fait que se renforcer avec l’appui des services secrets de l’Allemagne. Le mouvement nationaliste breton est passé logiquement de Charles Maurras (la royauté et ses provinces modernes) au début des années 20 à Adolf Hitler (l’Europe des régions ethniquement inféodées au national-socialisme) dans les années 30, et à la collaboration poussée avec l’occupant germanique. Elle explique qu’il s’agit d’une organisation modulable, structurée de manière à donner l’impression de conflits entre une frange régionaliste, une frange autonomiste, une frange indépendantiste et une frange plus extrémiste, allant jusqu’à combattre avec les Allemands. Mais les échanges sont permanents des uns aux autres. Le régionalisme bon teint de Yann Fouéré est une apparence qui lui permet de passer pour modéré en regard du PNB de Delaporte lequel semble modéré en regard du Breiz Atao de Debauvais qui encourage Célestin Lainé le fondateur du Bezen Perrot. Il faut savoir que les têtes pensantes des différents courants du mouvement breton, se retrouvent toutes au Kuzul Meur, le grand conseil, le conseil secret où les décisions sont prises. Exemples d’imbrications prouvant que toutes ces tendances sont bien les franges d’un seul et même combat : le Bezen va chercher son courrier dans les locaux de La Bretagne du « modéré » Yann Fouéré — qui va organiser la filière des faux passeports vers l’Irlande où il retrouvera bon nombre des miliciens…

DE LA CLÉMENCE DES CONDAMNATIONS ET DES LIBÉRATIONS ANTICIPÉES …

L’un des grands intérêts de cette recherche est d’avoir tenté de mettre au jour ce qui a fait que des jeunes gens au nom de la Bretagne ont assassiné des Bretons : haine de la Révolution française, rôle du catholicisme dans cette nouvelle chouannerie, opportunités apportées par le réseau mis en place. C’est aussi ce réseau qui permet aux miliciens d’échapper à la justice… La comparaison du sort réservé aux cinq miliciens de la SSP et aux cinq miliciens du Bezen présents à Bourbriac offre un exemple éclairant. Alors qu’ils n’ont pas seulement combattu contre le communisme, les Juifs et les francs-maçons mais ont en plus combattu contre la France (et se sont engagés dans des groupes d’espionnage en Allemagne pour continuer leur combat si l’arme secrète de Hitler permettait de vaincre les alliés, les miliciens du Bezen ont bénéficié d’une étonnante indulgence. Seuls deux chefs du Bezen, au total, ont été condamnés à mort et exécutés.

… À LA POURSUITE DES OBJECTIFS EN TOUTE IMPUNITÉ... JUSQU’À NOS JOURS

Après la guerre, le mouvement breton se réorganise aussitôt. Depuis l’Irlande, Yann Fouéré, en relation avec son adjoint Joseph Martray, poursuit le combat. Il œuvre, comme il le faisait dans l’entre-deux guerres, sur deux terrains : la Bretagne et l’Europe. En Bretagne : création du CELIB, lobby patronal défendant les intérêts bretons. En Europe : fondation de la Fédérations Peuples et Ethnies solidaires, lobby tout-puissant au conseil de l’Europe (et à l’origine de la Charte des langues minoritaires). Bientôt, acquittés par les tribunaux militaires qui ont remplacé les cours de Justice en 1953, les militants bretons reviennent. Fouéré fonde le MOB, premier parti nationaliste breton de l’après-guerre, et un journal L’Avenir de la Bretagne où, en 1966, parait el premier communiqué du FLB. Bientôt les attentats commencent… Le MOB se scinde en deux et l’UDB donne caution de gauche au mouvement nationaliste… Dès le lendemain de la Libération, sous alibi culturel, les cercles celtiques, les bagadou de Paul Monjarret, la promotion du breton unifié de Roparz Hemon, les scouts Bleimor (rattachés aux scouts d’Europe) forment produits d’appel pour le nationalisme. Avec la parution de Comment peut-on être breton de l’ancien nazi Morvan Lebesque (reconverti au Canard enchaîné) le confusionnisme permet de faire passer pour démocratiques les valeurs de Breiz Atao. Trois dates essentielles pour comprendre la situation de monopole des autonomistes sur la culture en Bretagne dénoncée par Françoise Morvan : — 1977, la charte culturelle bretonne signée par Giscard permet aux nationalistes de prospérer. — 1994, inauguration de l’Institut de Locarn, lobby patronal visant à faire de la Bretagne une région autonome dans une Europe catholique dominée par l’Allemagne, donnée comme modèle pour en finir avec la France républicaine. — 2004, appui apporté à l’Institut de Locarn par le président du conseil régional socialiste, Jean-Yves Le Drian. Ce soutien à ce jour indéfectible s’est entre autres manifesté par une réécriture de l’histoire assimilant Résistance et combat breton (selon la thèse de l’historien autonomiste Jean-Jacques Monnier, défendue par Mona Ozouf, dont le père faisait partie du groupe Breiz Atao dans sa période nazie). L’une des premières actions de l’Institut de Locarn a consisté à publier la très nationaliste « histoire de la Bretagne » en BD. Avec le soutien du conseil régional, la seule version autorisée de l’histoire bretonne devient désormais celle des autonomistes. C’est la raison pour laquelle Françoise Morvan a choisi d’intituler cette conférence « la Résistance trahie ». Elle a choisi aussi de la dédier à Marcel Menou, le menuisier relâché par erreur de la cave qui servait de prison à Bourbriac. En effet, alors que plusieurs élus ont tenté d’organiser une rencontre à Bourbriac avec Marcel Menou et d’autres héros de ce livre, jamais ils n’y sont parvenus et Marcel Menou n’est plus de ce monde. Françoise Morvan termine en soulignant l’occultation systématique et volontaire des faits qui risqueraient de mettre en cause le mouvement breton. Ainsi invite-t-elle à aller voir sur le Forum de la Seconde Guerre mondiale la manière dont le débat au sujet de son livre a été court-circuité. Elle y montre notamment que la présence du Bezen à Bourbriac n’était pas omise par Kristian Hamon mais intentionnellement dissimulée. Ainsi la réécriture de l’histoire en Bretagne est-elle mise au service d’un projet politique réactionnaire, qu’elle entend combattre, dit-elle, pour qu’Albert Torquéau ne soit pas mort pour rien.

RÉSUMÉ DU DÉBAT Ils sont plusieurs dans la salle, pupilles de la Nation, enfants de résistants et déportés, fortement émus, soulagés qu’une telle conférence ait lieu enfin, comme l’a dit Huguette Murat, fille de résistant torturé par le milicien André Geffroy avant d’être déporté ; qui témoignent pour la première fois comme Mme Le Pavec, fille de Joseph Le Pavec, boucher de Bourbriac dénoncé par le quincailler et conseiller municipal autonomiste Cadoudal, torturé puis déporté ; qui interviennent pour l’honneur de leur père comme Mme Le Courreur, fille de résistant déporté, demandant à bien vérifier les assertions pour éviter que des soupçons infondés ne soient publiés ; mais aussi Jacques Tallec, fils et petit-fils de résistants déportés ; mais aussi des anciens FTP, des présidents d’associations, à vouloir témoigner, remercier que cette conférence ait enfin pu être organisée, dénoncer les difficultés faites aux résistants dans les procès menés contre leurs bourreaux, rappeler les mises en garde de la BBC contre les falsificateurs autonomistes et le Bezen Perrot, évoquer le terreau des fêtes bretonnes organisées après-guerre par le Bleun Brug pour re-propager leur idéologie, à vouloir lever le voile étendu sur des pans entiers de la résistance, grâce, aujourd’hui à des fonds publics et à la création d’un musée de la Résistance en Argoat passant intentionnellement sous silence le rôle du Bezen dans l’attaque du maquis de Plésidy et donnant de l’histoire de la Résistance une version revue de manière, cette fois, tout à fait officielle.

En dépit de l’appel à manifester pour Diwan, quelques adhérents de l’UDB étaient dans l’assistance, ainsi que la responsable de la Fondation Yann Fouéré à Saint-Brieuc. L’un d’entre eux s’est exprimé. Ses arguments étaient au nombre de quatre :

1. Membre de l’UDB, il assurait que ce parti n’était pas nationaliste. 2. Il assurait que l’UDB était radicalement opposée à l’Institut de Locarn 3. Il se demandait pourquoi la conférencière faisait preuve de tant de haine pour la culture bretonne 4. Il se disait fier de voir flotter le Gwenn-ha-du à côté du drapeau français et du drapeau de l’Europe.

A cela, Françoise Morvan a répondu

1. Que s’il n’avait pas compris que l’UDB était d’abord et avant tout un parti nationaliste, revendiquant l’autonomie de la Bretagne en tant que nation, il était grand temps qu’il en prenne conscience. 2. Que l’UDB n’a cessé d’être présente, comme d’ailleurs Jean-Yves Le Drian et d’autres conseillers régionaux, à Locarn et que l’un des porte-parole de l’UDB s’est félicité de l’adhésion de la ville de Vannes à l’Institut de Locarn (adhésion par la suite invalidée par le Tribunal administratif, comme l’a rappelé André Le Béhérec, présent dans la salle). 3. Qu’il est difficile d’accuser de faire preuve de haine pour la culture bretonne quelqu’un qui a passé des années à éditer les contes, les chansons, les pièces de théâtre populaire breton, sans parler des œuvres d’auteurs bretons, soit au total une cinquantaine de volumes (André Markowicz a montré le dernier recueil publié par lui-même et Françoise Morvan, Anciennes complaintes de Bretagne, évocation par la chanson populaire de l’oppression des femmes en Bretagne) 4. Que le gwenn-ha-du est un drapeau qui a été inventé par le druide antisémite Morvan Marchal, fondateur de Breiz Atao, condamné à la Libération et qu’il l’a inventé à l’instigation d’un groupe nationaliste qui a déshonoré la Bretagne. On devrait plutôt avoir honte de le voir flotter partout.

A une question concernant Yann Sohier, le père de Mona Ozouf, laquelle le présente comme un communiste pur et dur dévoué à la défense de la langue bretonne, Françoise Morvan rappelle

1. Que Sohier fut l’un des tout premiers membres de Breiz Atao, groupe raciste. 2. Qu’il œuvrait en direction des écoles laïques pendant que Fouéré œuvrait en direction des écoles catholiques mais que c’était là un double jeu conforme à la stratégie du mouvement breton évoquée précédemment : dans le Monde comme si Françoise Morvan a établi les responsabilités de Sohier qui faisait à l’occasion rédiger ses articles par Debauvais et avait soutenu le programme national-socialiste SAGA de Mordrel, ce que Mona Ozouf prend bien soin de dissimuler. 3. La présence de Marcel Cachin aux côtés de l’abbé Perrot aux obsèques de Yann Sohier n’était pas du tout le signe d’une grande tolérance mais bien la preuve du confusionnisme entretenu par le mouvement nationaliste breton dès les origines (Marcel Cachin sera d’ailleurs le premier à dénoncer les autonomistes quelques années plus tard !) 4. C’est exactement ce confusionnisme qui permet à Mona Ozouf de cautionner le scandaleux livre de Jean-Jacques Monnier paru aux éditions nationalistes Yoran Embanner qui ont publié des auteurs des droites les plus extrêmes, comme Françoise Morvan l’a rappelé dans son article La Résistance bafouée3.

Pour répondre enfin à M. Patrick Rault, de l’UDB, Françoise Morvan rappelle qu’il n’y a pas eu de propos haineux prononcés au cours de cette conférence, que les faits rapportés sont des faits résultant de vérifications sur documents d’archives et qu’il y a une contradiction à se dire de gauche quand on se donne pour premier objectif la défense d’une race ou d’une ethnie. Pour illustration du confusionnisme entretenu depuis toujours par le mouvement nationaliste breton, et notamment par l’UDB, elle invite à aller voir le site de KAD qui unit l’extrême-gauche indépendantiste (Breizistance), la gauche autonomiste (UDB), le prétendu centre (Parti breton) et l’extrême-droite (Adsav) en vue de réclamer un Parlement breton et d’en finir avec la nuit du 4 août, c’est-à-dire avec l’abolition des privilèges par quoi s’est ouverte la Révolution française4.

 



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